Et… c’est reparti pour un tour ! Le MaMA Event s’installe pour une nouvelle année dans le 18ème arrondissement parisien pour trois jours de concerts, de rencontres et de découvertes musicales. 120 lives dans plus de 10 lieux différents, il faut avoir les gambettes bien musclées. Ce soir, nous l’avons joué tranquille entre la Cigale et le Divan du Monde. C’est parti ?

Elvis Perkins

Premier concert et première joie. Oui, Elvis est aussi magnétique en live que sur album. Simple, sans strass ni paillettes, le songwriter a su prendre possession d’une Cigale au public encore éparse et nous distiller sa poésie mélancolique avec force et sincérité. Folk oui, chiant non. Avec des arrangements savamment ficelés, on se laisse aisément embarquer dans son univers d’une classe folle. Mister Perkins, petit gratteux tout sage ? Eh bien non ! Avec son band, l’américain aux cheveux longs finit son set avec un morceau qui sent bon les soirées endiablées au banjo (tout proportion gardée bien entendu). On regardera donc de près sa tournée pour pouvoir en voir plus…

MaMA Event 2015 : Day 1

Vous le savez sûrement, on s’était déjà fait un programme aux petits oignons face à la multitude de concerts. Born Ruffians y figurait. Seulement voilà, que faire en attendant le changement de set ? Oui, on aurait pu aller se chercher de quoi s’abreuver mais on est sage (ou presque). Du coup, pourquoi ne pas jeter une oreille au groupe qui passe au Divan du Monde voisin ? Un petit sprint plus tard sous une pluie battante (oui, on choisit bien nos moments) et nous voici dans l’antre bien rempli. Au programme ? Bristol, chaperonné par le co-producteur de Nouvelle Vague, Olivier Libaux. Le principe ? Réinterpréter des titres emblématiques du trip-hop des années 90 avec des arrangements et une esthétique pop des sixties. Sacré programme. Bon, comment dire ? On aurait largement dû dépenser un smic au bar de la Cigale. Un chanteur surjouant affreusement le tout, une chanteuse ayant un peu de mal à survivre à côté de cet égo. Voilà.

Born Ruffians

Après cette incartade ratée, retour à la Cigale pour aller voir les Born Ruffians. Eux, on les aime bien. Même si on n’a jamais écouté un album en entier. Et il faut dire qu’on a bien fait de miser sur eux. Sans pression, en toute détente, le quatuor envoie sa musique un peu bariolée et chauffe tranquillement mais sûrement les Cigaliens ! Malgré des passages un peu mous, les canadiens nous séduisent avec des titres imparables à l’image de « We Made It ». Bravo les gars !

MaMA Event 2015 : Day 1

Aaron

Alors eux, on n’avait absolument pas prévu de les voir. Pour nous, Aaron, c’est Lili, autrement dit « U-Turn » et c’est tout. C’est mignon mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Seulement, la pluie et le froid ont eu le dernier mot sur notre motivation à nous déplacer dans une autre salle. Nous voilà donc devant la scène de la Cigale (encore). C’est parti. On ne va pas y aller par quatre chemins : Aaron, en live, c’est super bien. Un son catchy, maîtrisé, qui n’a aucun mal à soulever des Cigaliens déjà conquis par la belle gueule et les regards love du chanteur Simon Buret. On se surprend à aimer des titres comme « Seeds of Gold » ou « Onassis », pas très funkys sur galette. Mention spéciale au hit « Blouson Noir » qui nous a fait amorcé de timides tressautements de pieds (oui, on est sobre ce soir). On aura aussi bien rigolé avec les interventions d’un Simon franglais pour l’occasion : « the next song / la prochaine chanson… ». Simon, franchement, ce n’est pas nécessaire.

MaMA Event 2015 : Day 1

Quelques traductions plus tard, nous voilà à l’instant fatidique : le moment « Lili ».  Mais cette version électro minimaliste et la sobriété de Simon pour l’occasion rendent le passage moins douloureux. On est même resté pour le petit rappel où le duo nous refait pour une deuxième fois « Blouson Noir ». Et on a même levé un peu plus le pied. Notre seul regret du concert ? Ne pas avoir eu de cisailles pour couper les mains de monsieur Buret. Ça nous aurait évité une salve de gestes franchement agaçants. La prochaine fois.

The Angelcy

Fin des concerts à la Cigale, les vigiles nous mettent logiquement dehors. On peut encore attrapé la 12 pour rentrer dormir. Note pour plus tard : ne JAMAIS longer le fameux boulevard de Rochechouart. On y croise toujours un copain hyper excité, hyper motivé qui nous entraîne dans une nouvelle salle. Retour donc au Divan du Monde pour un voyage en direct de Tel Aviv avec le sextet The Angelcy. Eh bien, on a bien fait de rester : emmenée par le chanteur Rotem Bar Or, la bande nous ravit les oreilles avec ce son folk d’une douceur bienvenue. L’occasion de mettre de côté les vrombissements d’un conflit qui enfle le temps d’une soirée. Enfin de côté pas vraiment puisque The Angelcy ce sont des textes clairement engagés contre la guerre et contre l’absurdité d’un nationalisme toujours plus grand en Israël. Leurs armes ? Une clarinette aérienne, des percussions, violon et autre contrebasse inspirée. On en redemande.

MAMA EVENT 2015 : DAY 1

Allez, on se donne rendez-vous demain pour la suite de nos aventures au MaMA !

A propos de l'auteur

Sarah Ethève
Rédactrice en chef indie - Responsable partenariats

Rédactrice en chef indie - Responsable événementiel. Dans la vraie vie, RP / CM indépendante dans la musique. Signes particuliers : peut rester des nuits entières à te parler de l’envoûtant "Sinnerman" de Nina Simone et du jeu tout en délicatesse de Chopin; amatrice de chocapics /

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