Et… c’est reparti pour une nouvelle édition du MaMA ! Cette année encore, place à une programmation des plus éclectiques pour 3 jours de déambulations sonores. Jambes préparées, cardio à fond, nous sommes prêts pour arpenter les rues de Pigalle à la recherche de bon son. Et ça tombe bien, on en a trouvé. retour sur les deux premiers soirs du festival.

Mercredi 12 octobre

Emilie & Odgen 

Un premier soir sous le signe du label Secret City Records : après le live du duo charismatique Thus Owls, c’est au tour d’une demoiselle bourrée de talent de prendre place dans la salle intimiste des Trois baudets. C’est doux et poétique. Bienvenue dans le monde langoureux de la canadienne Emilie accompagnée de ses Odgen. Armée de sa harpe, la multi-instrumentiste nous rappelle avec grand plaisir ces voix scandinaves cristallines pleines d’inspiration. Un live rondement mené, une présence lumineuse parsemée de touches enfantines, Emilie a su parfaitement éclairer les Trois Baudets en cette vraie première soirée d’automne.

Et pendant ce temps-là ? Ça sent bon le disco et le cool au Divan du Monde avec les portugais de Da Chick. Les corps se mouvent, la température monte et tout le monde s’amuse. Que demander de mieux ?

© Ludovic Etienne

Da Chick © Ludovic Etienne

Thus Owls © Ludovic Etienne

Thus Owls © Ludovic Etienne

Jeudi 13 octobre

Fyfe

On se devait forcément d’aller faire la fête avec Believe qui investissait la Cigale pour ses 10 ans. Et en ce début de soirée, la salle était encore bien trop vide pour un si grand talent. Mais cela n’a pas empêché Fyfe de briller grâce à des morceaux hypnotiques et magnétiques. Accompagné de ses deux acolytes, c’est un set parfaitement équilibré et laissant la place à l’organique que nous a servi le british. Et en finish ? Le tube « Solace », toujours aussi puissant ! Allez on file sous la pluie alors que le gros live de Youssoupha débute.

Fyfe © Ludovic Etienne

Fyfe © Ludovic Etienne

Youssoupha © Ludovic Etienne

Youssoupha © Ludovic Etienne

Jupiter Okwess 

Les gouttes s’invitent au MaMA en ce jeudi ? Ok, ce n’est pas ce petit détail qui désarçonnera la joyeuse cavalerie des Jupiter Okwess ! Du soleil, il y en avait à foison au Backstage by the Mill grâce aux rythmes bien sentis et incandescents des gars venus de la république démocratique du Congo. Une chose est sûre : ça chaloupe bien sur ces bonnes vibrations arrosées d’un funk des plus jubilatoires. Vous avez froid ? Mettez à fond le son de Jupiter Okwess et vous sentirait à coup sûr la chaleur du bon son vous envahir. Si, si.

Et pendant ce temps-là ? The Dizzy Brains démonte une Boule Noire chauffée à blanc. Les frères malgaches sont tout simplement génialissimes de folie et nous prouvent que le rock peut être encore bien crasseux et bordélique comme on aime !

© Ludovic Etienne

The Dizzy Brains © Ludovic Etienne

Batuk 

C’est un peu sceptiques que nous débarquons au FGO Barbara : il est 22h et nous parviennent des sonorités dignes d’un club de night en pleine activité. Mais bon, pourquoi pas ? Bière en main, allons voir ce qui provoque tout ce remue-ménage… La déferlante. C’est tout simplement le mot qui vient à l’esprit pour décrire le phénomène Batuk. Venu tout droit d’Afrique du sud, le quatuor nous sert un soundsystem de haute volée et sans temps mort. Dès les premiers titres, le collectif dévaste tout sur son passage, emmené par la très charismatique Carla Foncesca vêtue de sa combi rouge très James Bondesque. Ça groove, ça pulse sévère et ça fait bougrement du bien aux oreilles et aux corps. Faire la fête, c’est bien mais les sud-africains n’oublient pas de dénoncer les guerres qui ravagent leur continent dans le bien senti « Gira » ou encore le harcèlement de rue dans le très évocateur « Puta ». Et que dire de la bombe « Call Me Naughty » ? Une house bien menée pour nous mettre dans une parfaite transe. Batuk, LA claque de ce MaMA sans hésiter.

DBFC

Bon, on les met dans les coups de cœur mais concrètement, on n’a pas été emballés dès les premières notes. DBFC peut s’apparenter aisément aux deux côtés de la Force (oui, on intègre du Star Wars dans un live report). À notre droite, le côté obscur aka ce mélange pas forcément digeste d’influences allant de Depeche Mode à U2. À notre gauche, le côté lumineux qu’on préfère largement : celui de l’électro et de ses couleurs dancefloor qui se révèle des plus jubilatoires. C’est du coup ce dernier penchant que nous garderons de ce live en deux parties. On nous dit dans l’oreillette que leur meilleure production est sans conteste ce premier EP Leaving My Room. On plussoie largement à cette appréciation qui nous rappelle avec grand plaisir les moments les plus sympathiques de The Shoes ou ceux d’un Nasser plus énervé.

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