[Live Report] L'original Festival, 12è cru

 

 

Avec cette 12è édition de L’Original Festival est encore une fois annoncé une affiche éclectique, comme chaque année dans le fond ! Des rappeurs américains parmi les plus reconnus du moment, avec une tête d’affiche telle que Joey Bada$$ ou des papes de la West Coast comme Ras Kass, des poids lourds du rap français avec Lino et plus commercialement Gradur. Et le petit plus du festival réside dans les petites perles que le public peut découvrir, ou dont les connaisseurs peuvent profiter, dans des premières parties de qualité, comme Little Simz par exemple. On vous fait le bilan de ces trois soirées de concert.

En ce début de première soirée live le vendredi, l’ambiance était plutôt tranquille. Le Club Transbo se rempli petit à petit pour démarrer L’Original, quand le taré Vald est annoncé et qu’on nous demande de le faire venir plus vite en criant « Vald, fils de **** !! ». Ambiance électrique, Vald envoie du bon rap sur les « Par Toutatis » ou « Shoote un Ministre » qui ont fait la teneur de son projet NQNT. De la présence sur les lyrics comme sur scène, cette première partie sonne bon le Hip-hop.

C’est maintenant que le côté américain de L’Original passe à l’action. Apollo Brown lance un set court pour introduire Rapper Big Pooh. Des titres de leur projet commun Words Paint Pictures, ils construisent un set cohérent et dynamique. Public engagé, les deux jouent avec et font participer les festivaliers. Le flow du rappeur virginien résonne au poil dans le Club Transbo. Après un très court break, c’est au tour de Ras Kass de rentrer sur scène, casquette, sweat et pantalon rouges. Le rappeur le plus penseur de la West Coast fait contraste avec Big Pooh, avec son flow incisif. Les titres de Blasphemy, son dernier projet avec Apollo Brown, passent bien. « How to Kill God » et « Deliver Us From Evil » s’imposent comme les plus connues par le public. Ras Kass occupe bien la scène, et avec Apollo Brown derrière, le concert a été plein de bonnes vibes. Big Pooh refera une apparition pour poser en trio.

Crédit Photo : Karl Reis

Crédit Photo : Karl Reis

Dernière partie de cette soirée, Lino fait son entrée sur scène, bonnet et lunettes noirs, avec la claire envie d’en découdre. Pour sa seconde année consécutive à l’Original, la moitié d’Arsenic livre un set de patron sur la scène du club transbo, mais on attendait Lino peut-être un peu plus proche de son public et plus humble. Le live était tout de même rempli de grosses vibes.

Pour le samedi, le plateau était 100% nouveauté rap français. Et même 100% Def Jam France pour être précis, avec Gradur et Dosseh, ancien protégé de Pit Bacardi. L’Original a par le passé réalisé des plateaux thématiques comme celui-ci, et en dépit et un changement de format par rapport à la première décennie d’existence et des critiques parfois injuste sur le choix des artistes, le festival hip-hop reste très varié, comme il l’est depuis plus des années.

Enfin pour la clôture de troisième soirée de L’Original, la bonne surprise de la soirée fut sans doute Little Simz, la MC britannique qui a investi la grande scène. Des beats très esthétiques, mais bourrins à la fois (à forte connotation électro, Britannisme oblige), Little Simz enflamme la scène de L’Original. Ses lyrics sont travaillées, et elle s’en sert pour créer le contact avec le public. Plusieurs fois elle s’arrête net en milieu de morceau si le public ne bouge plus assez, histoire d’attirer l’attention.

Crédit Photo : Karl Reis

Crédit Photo : Karl Reis

Puis, sans surprise pour ceux qui ont suivi l’actualité de Joey Bada$$ la soirée d’avant à Paris, c’est Statik Selektah qui s’installe derrière les platines pour un warm-up de quelques minutes. Le superproducteur fait chauffer la salle du grand Transbo comme jamais. Joey Bada$$ fait son entrée sur scène à déjà très haute température, et il va monter encore plus haut en pression. Il délivre un set orienté principalement vers les titres de B4.DA.$$. Intéressant comme il réussit à faire passer des sensations en plus par rapport à la version CD, faire jouer le public, rapper chaque phrase sans la fin parce qu’il a la voix trop éraillée (ça sera Statik ou Dyemond Lewis qui les finiront). On a pu retrouver beaucoup de titre de la mixtape du début de son succès, 1999. Encore une fois, l’Original a su mettre un point d’orgue à son festival… Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine !

 

Crédit Photo : Karl Reis

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