[Interview] Fowatile : « L’électro n’a jamais quitté le hip-hop »

Bien plus qu’une nouvelle sensation lyonnaise, pourrait bien posséder la formule pour devenir une véritable révélation à l’échelle hexagonale. Après avoir parfait leur art de la scène en ouvrant pour DJ Shadow, Le Peuple de l’Herbe, Foreign Beggars ou encore Archive (la liste est longue), le quartet électro-hip hop live vient de publier un premier album coloré et rafraîchissant intitulé Fowl Steps, disponible dans les bacs depuis le 9 Avril dernier. Notre envoyé spécial sur place a été à la rencontre de David (alias Dawatile) et le chanteur/rappeur Elby dans les locaux de la Friche Artistique, où ils répétaient avec le groupe pour leur concert gratuit du 12 Avril au Transbordeur.

L’enregistrement commence alors que David était déjà entré en discussion…

David : … Caravelle [Prod] bouge super bien, ils sont au taquet et A Gauche [de la Lune] ils sont derrière. On vient de faire deux semaines avec le Peuple [de l'Herbe]… Régulièrement ils nous mettent sur des dates.

Now Playing : Vous avez fait l’ouverture du Peuple, en première partie ?

D : Ouais voilà.

NP : Sur combien de dates ?

D : Là sur deux semaines on a fait combien… six ou sept dates ? Et puis ils ont fait pareil pour Asian Dub, ça s’est super bien passé aussi. (…) Tu enregistres déjà ?

NP : Oui mais c’est vachement intéressant ! Mais oui donc la « première » question évidemment, c’est les présentations : qui fait quoi dans le groupe et puis comment il s’est formé.

D : Hé bien vous êtes arrivés on était en train de jouer donc ça va être simple. Donc à votre droite en arrivant il y avait Greg Goudras à la batterie électronique, ensuite dans l’ordre il y avait Benjamin Derei aux machines. Voilà, après moi j’étais aux claviers et aux synthés et après on a Elby Dillinger au chant.

NP : D’accord, et votre rencontre, la création du groupe en lui-même ça remonte à quand ?

D : Ça date de début 2009, ça fait … déjà trois ans ça y est… Et puis moi en fait je joue avec chacun des membres du groupe, par ailleurs dans l’autres projets.

NP : Donc tu es le dénominateur commun.

D : Oui, et donc voilà je les ai fait se rencontrer et ça l’a bien fait.

NP : Ok ! Là en parlant de l’album que j’ai écouté pendant quelques temps, il y a quand même pas mal de sensibilités différentes, électro, hip-hop et un peu ragga… ça vient de sensibilités différentes de chacun ou vous aviez déjà ce bagage très hétéroclite ?

D : Chacun est déjà très hétéroclite. Il y en a pas un qui vient du même endroit et qui est vraiment spécialisé dans un style. À part peut-être Elby qui, même s’il a toujours joué avec des groupes, il est quand même une bonne encyclopédie du hip-hop. Les autres aiment le hip-hop mais c’est pas nécessairement leur formation. Dans la compo il y a une cohérence parce qu’on sait comment on veut sonner, on sait ce qu’on ne veut pas faire tout ça… Mais par contre ça peut devenir tout et n’importe quoi, là cette aprem’ on l’a passé à jouer du rock’n roll…

Elby : Il n’y a pas de limites.

NP : Ce fait de mélanger un peu les genres… Là tout à l’heure on parlait du Peuple, qui viennent de Lyon, et qui ont bousculé les genres…

D : Ouais ils ont transcendé un peu le truc de Lyon en faisant aussi du hip-hop…

NP : …du Dub, etc… Vous pensez que c’est quelque chose de propre à Lyon, d’être au carrefour de plusieures genres musicaux ?

D : On nous pose souvent la question sur Lyon.

E : C’est vrai qu’à Lyon, les artistes n’aiment pas forcément aller dans des sentiers déjà tracés. Chacun a un peu sa personnalité tu vois. La scène slam lyonnaise par exemple n’a rien à voir avec la scène slam qu’il y a à Paris. On peut tomber sur des martiens, pareil au niveau du rock ou même des gens comme le Peuple de l’Herbe, etc… C’est vrai qu’il y a à côté, voilà parce que voilà Lyon se trouve un peu au milieu, il y a tout ce brassage. Mais c’est vrai que nous on ne fait pas forcément gaffe.

D : En tout cas nous on n’est pas dans un collectif de lyonnais, on est pas dans le même délire. On est finalement assez à l’écart. Je dirai même que quand on a commencé le truc avec Elby, on vivait à Vienne. On est pas spécialement des mecs de Lyon.

E : Je ne suis pas non plus dans le délire de dire que la musique a besoin d’une ville pour exister. Ça va au-delà.

D : Je suis assez d’accord. Je pense que ça a existé parce qu’à l’époque t’as des influences tout ça tournaient autour d’une ville, un style comme ça qui émergeait.

E : Mais je pense qu’aujourd’hui c’est un truc qui va disparaître quoi. Faudrait peut-être arrêter de se dire que ça vient d’une zone donc ça vient de telle école, etc… Je pense qu’aujourd’hui, même les plus jeunes, on arrive dans un monde complètement métissé, de par les hommes et aussi des cultures, et donc forcément dans l’art ça se retrouve.

D : Si tu regardes un peu tous les nouveaux styles de hip-hop électroniques, les Fly Lo (Flying Lotus, NdR), les machins tout ça, le mec en même qu’il a fait ça ça n’est pas venu de Los Angeles. En même temps il y a des mecs qui en ont fait au Japon, il y en a qui en ont fait en Allemagne, il y en a qui en ont fait à Lyon… Tous les mecs qui avaient un brassage un peu mondial, notamment par le biais du Net, ont fait porter le truc dans l’air en même temps. Ça s’est pas limité à une ville.

E : Avec le net, t’as des gens qui disent « ouais le net ça a tué la musique », je ne suis pas d’accord. Carrément. Foncièrement puisque les gens nous parlent de ventes…

D : Ça a tué le bizness mais ça a fait du bien à la musique.

E : …Moi je pense que certains disent ça parce que peut-être pour des gros [labels] ils vont perdre de la thune – après je peux le comprendre dans leurs positions – mais d’un point de vue je pense culturel et artistique, sans jouer les supers artistes, je pense que ça a ouvert vachement les gens. Même aujourd’hui on peut voir des gens de soixante ans qui se retrouvent dans des concerts de hip-hop ou ces concerts d’électro parce que soit leurs gamins ou leurs petits-enfants leur ont montré un truc sur le net ou leur envoie une vidéo par le biais de sites sociaux tout ça, il n’y a plus de barrières. Il n’y a plus de barrières. Quand on voit déjà des gamins de dix ans qui savent déjà jouer d’un instrument et qui vont aussi bien écouter du reggae, du rock, du rap, ils vont écouter de l’électro, des trucs de ouf.

D : Regarde avec Greg on a des formations de musiciens, on a fait le conservatoire en Jazz. On vient d’une génération qui a grandi en écoutant de l’électro, du hip-hop, tu vois…

NP : En fait voilà je posais la question parce que je ne savais pas si c’était une coïncidence que vous ou le Peuple de l’Herbe qui viennent de Lyon, et qui êtes à la croisée de chemins, c’est peut-être un hasard…

D : (rires) Je sais pas, peut-être. C’est un magasine de Lyon ou pas ?

NP : Il y en a qui viennent de Paris, d’autres de Lyon, même de Chambéry, Marseille…

D : Sinon je t’aurais dit « bien sûr c’est propre à Lyon ! » (rires).

NP : Et donc comment vous en êtes venus à la création de votre label Biscuits Records… D’ailleurs faut le prononcer à l’anglaise ou à la française ?

D : Comme tu veux c’est comme le nom du groupe.

E : Soit ‘fowatile‘ soit ‘fowataïle‘.

D : À quel moment ? Là on l’a monté pendant qu’on était dans la préparation de l’album. On l’a monté pour plusieurs raisons, notamment après avoir rencontré beaucoup de gens dans les labels, on s’est dit que ça serait un bon gain pour nous d’être indépendant, justement pour qu’on se laisse une bonne liberté de création, pareil au niveau des feats. Pour plein de raisons, c’est vraiment pratique pour l’instant de fonctionner comme ça. Et puis justement pour nous c’est intéressant pour trouver une édition, une co-édition. Sachant que d’un autre côté, on est indépendant mais on a déjà nos partenaires pour le tour, pour la promo. Pour nous les deals qu’on nous avait proposé c’est pas super intéressant.

NP : Pour en revenir à la création de l’album, c’est quelque chose qui a été fait dans le but de présenter qui vous êtes, votre style… ?

D : On avait sorti un maxi l’an dernier.

NP : Exact.

D : Donc voilà, avec lequel notamment on a bien bougé, notamment grâce à Caravelle. Puis bah là du coup on essaie de confirmer ce petit buzz, surtout au niveau professionnel, qu’on a eu. Parce que pour l’instant en terme de public, on a fait un an de tournée… Donc essayer de confirmer ce petit buzz qui est venu avec un album qui a plus de titres. Et là on planche sur un deuxième.

NP : Avant de revenir sur ce deuxième album, je voulais venir sur les featurings parce que vous avez quand même Talib Kweli. Vous l’avez eu quand il était passé sur Lyon [en 2010] ?

D : Ouais il y a deux ans on avait contacté son tour manager, Michael (MC*5, NdR). Et donc du coup il fait « ouais je vais vous le faire passer on verra ». On lui a envoyé deux titres dont celui qu’il a choisi (« LoveLife », NdR), il a bien kiffé. En fait il a gratté un peu l’hôtel et on devait le capter après le live. Finalement il nous appelé au dernier moment « ouais on va plutôt faire ça avant ». C’était pas plus mal parce qu’après un live de deux heures, tu poses pas les mêmes voix qu’en sortant de l’hôtel frais dispo. Voilà ça s’est passé comme ça, ben d’ailleurs on a fait ça à Supadope, le studio du Peuple de l’Herbe.

E : Coïncidence !

NP : Puis les Foreign Beggars ?

D : En fait eux on les avait croisé en live, on a fait leur première partie à l’Epicerie Moderne. Et pareil super accroche.

E : Bon feeling…

D : Donc on s’est dit « tiens on va faire un truc ». On leur a envoyé « Act Like A Fool », là avec un headbanger. Ils ont fait « c’est bon on arrive ». (rires) Il y avait vraiment une bonne ambiance, ils étaient vraiment sympa.

NP : Ça fait quand même deux featurings prestigieux pour un premier album quand même. Mais c’est rassurant de voir qu’il y a des artistes maintenant qui sont vraiment pas chiants, ils aiment bien un truc, ils posent…

D : Voilà c’est vrai que ça a un peu marché au coup de cœur. C’est vrai qu’on avait un petit maxi en main, une vidéo, et pour Foreign Beggars c’était le live surtout. C’est le fait de voir qu’on jouait ça en live ils ont dit « oula mais ça c’est intéressant ».

NP : On est loin des histoires de labels et tout.

D : Talib c’était vraiment un coup de chance, on a tenté avec Michael, il a bien voulu le faire passer et il a aimé.

NP : Je pense aussi quand il était passé avec l’album des Union Analogtronics – je ne sais pas si vous connaissez…

D : Si si le titre avec Sly Johnson. Ouais Nico qui est clavier de Beat Assaillant, on a joué deux fois avec eux, on s’entend super bien. Ils ont auditionné Greg, ils voulaient qu’il fasse leur tournée d’été avec eux.

NP :Ils [Beat Assaillant] ressortent un album fin Avril.

E : Ouais ils voulaient piquer notre batteur !!!

D : Ouais ils ont voulu nous la faire à l’envers (rires). En tout cas cette équipe elle est bien fraîche aussi.

NP : C’est bien en tout cas si vous êtes sollicités, même individuellement.

D : Pour l’instant vu qu’on est chacun bien passionné, comme il y a un bon truc autour du groupe on met la priorité là-dessus. Mais c’est vrai qu’à côté pour de la prod ou pour des séances de studio ça peut se faire.

NP : Je vous ai suivi (tardivement sur Twitter), j’ai vu qu’il y avait une nouvelle vidéo qui arrivait.

D : Ouais je pourrai vous faire voir ça, on l’a reçu hier !

NP : Puis l’album qui sort, pas de pression j’imagine ?

D : Ben en fait il est sorti en numérique déjà.

NP : Ah d’accord !

D : Et il y a eu de bons retours qui nous ont fait descendre la pression (rire).

NP : Donc déjà des critiques positives, en même temps c’est pas étonnant ! Pour être franc l’album il tourne depuis deux semaines…

D : C’est quoi ta préférée ?

NP : Le morceau avec Talib, mais c’est quand même pour la prod. J’aime bien le côté un peu les synthés laid-back dessus, vraiment très cool. Sinon « Conglomerate », je sais pas pourquoi je l’ai toujours dans la tête ! Puis « When the Fun Stops ». S’il y avait franchement eu plus de morceaux, ça aurait été plus cool mais là déjà il y a quand même un très bon aperçu. J’arrête pas d’embêter tout le monde sur Twitter avec votre album depuis quelques temps. […] ( À Elby), le fait que tu rappes, chantes en anglais c’est un parti pris ?

E : Ouais un parti pris musical et énergique. En français j’pense pas que ça aurait pris. Tu peux pas jouer autant sur le flow et le chant en français, je pense en terme de musicalité ça perd beaucoup.

NP : C’est vrai qu’en français…

D : C’est surtout il chante beaucoup aussi, pas que rapper.

NP : En repensant aussi au Peuple de l’Herbe, JC001 rappait en anglais (excellent beatboxer au passage).

D : là ils tournaient avec Sir Jean quand on a joué avec eux.

NP : Ah oui ça y est il fait vraiment partie du groupe maintenant, pour de bon. Depuis le temps, c’est lui qui chante « le Thème » quand même ! (rire).

E : c’est une voix !

NP : C’est culte quoi.

E : Pour beaucoup de fans… Sir Jean, voilà quoi !

NP : J’aimerai parler du second album, je savais même pas quoi déjà que vous étiez déjà dessus. Ça continue dans le changement ? Ou plus conceptuel ?

D : Ça va rester éclectique, mais un peu moins je pense. Et plus de chant, moins de rap a priori. Dans ce qu’on peut voir pour l’instant… et tant mieux parce qu’il a une bonne voie c’t'enfoiré ! (rires).

NP : Vos influences majeures en fait ?

D : Va falloir faire le tour des quatre !

NP : Ouais parce que quand on est rentré tout à l’heure, on a pensé Neptunes tout de suite.

D : Mais en live.

NP : Mais par exemple vous deux, si vous aviez quelques noms à citer, ça serait lesquels ?

D : Meshell Ndegeocello, ses basses…

NP : Bien bien bien !

D : Mais là où on se retrouve tous, et un peu dans tout, je dirai des Radiohead, des Björk, Meshell. Après dans le rap, pas mal Eastcoast.

E : Ouais à fond, Detroit…

D : Mais aussi bien G Funk.

NP : C’est vrai qu’on entend pas du tout d’influences sudistes…

E : Pourtant j’adore !

D : Après en rap on se retrouve tous sur Outkast.

E : Voilà.

D : Sinon avec Ben qui est aux machines on kiffe beaucoup d’electronica.

E : Ça s’entend pas aussi mais le Boot Camp, toute la clique du Boot Camp.

NP : Tu as un petit faux air de Buckshot d’ailleurs…

E : C’est pas la première fois qu’on m’le dit… (rires).

D : Avec Greg on a joué beaucoup de Jazz donc on aime bien les Robert Glasper…

NP : […] J’ai plein sur le second album mais j’aimerai bien poser mais je pense que ça serait mieux que j’attende et que je l’écoute (rires).

D : Pour l’écouter il faudrait être plus que VIP parce que là pour l’instant il est dans les machines.

NP : Vous avez pas une idée de quand ça sortira par hasard ?

D : Trop dur à dire !

NP : 2013 ça serait raisonnable ?

D : Oui largement raisonnable…

NP : Vous avez déjà une énorme expérience de la scène en fait… C’est hallucinant les noms que tu me cites ! [...]

D : Nous là pour l’instant vu que l’album sort que maintenant et qu’on avait un maxi, tout ce qui nous a fait bouger c’est vraiment le live, cette formule un peu originale où l’on vient avec des sons un peu digitaux, un peu fat, avec un batteur en train de jouer…

NP : D’ailleurs je repensais à l’album Analogtronics, qui mélange analogique et digital…

D : D’ailleurs sur Analogtronics Elby a chanté sur une piste.

NP : Quel morceau ?

D : Un morceau qu’ils n’ont pas mis sur l’album final.

NP : Mais c’est dingue quand même mes plus grosses découvertes de ce début d’année il y a eu Union, puis vous… Je me dis « mince ils ont quoi les français tout d’un coup, c’est en train de marcher » ?

E : Ça revient à ce que je te disais, aujourd’hui il n’y a plus besoin de codes postaux.

D : On les avait croisé par hasard sur une de nos premières dates à Paris. On a bien sympathisé, et ils nous avaient dit qu’ils allaient faire un disque un peu Jay Dee, etc…

E : Bah moi ils m’avaient envoyé l’album tel qu’il est il y a déjà plusieurs mois déjà ? Donc c’était cool quoi.

NP : Puis c’est marrant j’ai l’impression que tout converge vers ce mélange hip-hop, électro, digital, analogique…

E : Moi ça me fait sourire un peu tu vois. Tout le monde dit « le hip-hop va vers l’électro » mais en fait, c’est même pas « je pense » c’est même carrément sûr. L’électro n’a jamais quitté le hip-hop.

NP : Depuis le début ! C’est vrai quand on repense aux electronic-beats…

E : Regarde ce qu’il avait fait Herbie Hancock en 84…

NP : Puis même les gens qui disent « ouais le mélange rap/rock c’est moche », ouais bah écoute Beastie Boys et on en reparle.

E : … et le petit coup marketing de l’époque Run DMC/Aerosmith.

NP : Puis après KoRn…

E : Rage Against The Machine…

NP : Limp Bizkit… […] J’en reviens aux dates…

D : Le 24 on fait une première partie de Roots Manuva à la Cigale.

NP : Justement en parlant de tournée vous enregistrez j’imagine quand vous faites des dates ?

D : Des sorties console ? Bah ouais pratiquement à chaque fois, très souvent.

NP : C’est ce qui s’est passé aussi pour votre second album ?

D : On a produit comme on avait fait pour le premier… En fait ce qui est bien, c’est qu’avant de pouvoir jouer avec cette formule, t’es obligé de produire. Faut avoir produit les kits de batterie, les synthés, sinon on ne fait rien de nouveau, on rejoue les mêmes sons. De toute façon est obligé de faire ça avant même de fouiller des idées musicales. Du coup ce qui est bien c’est qu’après tout est dans la machine, et même nous on répète quand on s’enregistre, ça sonne tout de suite.

NP : OK ce que je retiens en tout cas c’est que le prochain album, il y aura probablement plus de chant !

E : Pas peut-être, sûrement, mon cœur a envie de chanter.

 

 Album Fowl Steps disponible sur Amazon / iTunes / Deezer

www.fowatile.com

Rendez-vous avec les le 24 Avril à la Cigale en première partie de Roots Manuva.

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